Association "A la mémoire d'Olivier "

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   EDITO eté 2003

           La loi de 12 juin 2003 renforçant la lutte contre la violence routière et son premier décret d'application en date 11 juillet 2003 sont venus aggraver les sanctions encourues par ceux qui ne respectent pas le code de la route.

          Ce nouvel arsenal législatif fait déjà crier certains de nos concitoyens au scandale, à la répression, etc. etc.….

          Le fait est que depuis quelques temps on assiste à une baisse du nombre de morts sur les routes.

          Cela est encourageant mais il ne faut pas faire de triomphalisme, les statistiques ne sont que des chiffres.

          A ce sujet, il faut savoir qu'en France on ne comptabilise que les victimes décédées durant une période comprise entre le moment de l'accident et le sixième jour qui suit l'accident. Tous les autres pays Européens comptabilisent les victimes jusqu'au trentième jour.

          Mais revenons un peu sur l'aspect sanction de la lutte contre l'insécurité routière.

          On peut lire dans le chapitre premier et l'article 1, que les peines possibles peuvent être de 10 ans d'emprisonnement et de 150 000 € d'amende en cas d'homicide involontaire commis avec 2 ou plus de 2 circonstances aggravantes ( alcool, drogue, grande vitesse…). Finalement cela est peu… si l'on fait une comparaison avec la peine que peut infliger un chauffard ivre à d'innocentes victimes et cela sans le moindre jugement.

          En effet si nos souvenirs sont corrects c'est en 1981 que la peine de mort a été abolie en France, ou du moins que cette peine n'est plus prononcée dans nos tribunaux. Pourtant si l'on regarde de plus près, c'est une sentence qui est malheureusement encore beaucoup trop infligée sur nos routes. Il est donc temps de mettre au chômage tous les bourreaux qui sévissent non plus en appuyant sur le bouton de la guillotine, mais tout simplement en appuyant de manière irraisonnée sur la pédale d'accélérateur de leur véhicule, ou en conduisant sous l'empire de l'alcool et de la drogue.

EDITO  avril 2003

          La tendance à la baisse des statistiques d'accidents au niveau national et au niveau du département de l'Hérault semble pour le moins encourageant, mais il est beaucoup trot tôt pour faire du triomphalisme et quoiqu'il en soit nous nous en garderions bien. Tout au plus nous espérons que cette tendance persiste.

Aussi nous fondons quelques espoirs dans le récent projet de loi destiné à lutter contre l'insécurité routière.

          A condition toutefois que les trois principaux axes de lutte visés par la loi soient effectivement et totalement suivis (l'aggravation des sanctions, l'amélioration de la répression et le renforcement de la prévention).
Largement évoqués auparavant ces moyens de lutte et en l'occurrence " la multiplication des contrôles automatisés" ne constituent pas une fin en soit pour notre association.
Ce type de contrôles qui devraient être mis en place sur les autoroutes et les voies à grande circulation, nous semble tout aussi nécessaire que le fait de multiplier les surveillances en zone urbaine et rurales à risque. Ces zones restent pour certaines de véritables lieux de non-droit dans lesquelles les forces de l'ordre sont terriblement absentes.

         Il est indéniable que la baisse des accidents de la circulation ne pourra s'amorcer qu'à la condition d'augmenter les effectifs de police où de gendarmerie. Dommage le gouvernement n'ait pas retenu l'idée de créer une police de la route.

          Cette augmentation des forces de l'ordre aurait permis, par ces actions de prévention, de contrôle et son pouvoir répressif, de compenser l'incorrigible indiscipline (et le mot est faible) de nos concitoyens.

          Au sujet de l'alcool au volant et du dilemme qui a semble t-il partagé le gouvernement, il est dommage de ne pas avoir retenu le taux de zéro gramme d'alcool.
Il est vrai qu'à l'heure actuelle le taux de 0,5g n'est même pas respecté par bon nombre de Chauffards.
Pour autant la tolérance Zéro n'aurait permis aucune ambiguïté, sachant que beaucoup de personnes sont incapables de limiter leur consommation d'alcool.
Conduite et Alcool doivent rester irrémédiablement incompatibles.

          Dans leur ensemble nous considérons ces mesures comme un début, elles devront être affinées, voire modifiées et complétées. Si bien entendu elles ne restent pas à l'état de promesses.

          Par exemple, l'instauration du Permis de conduire probatoire est une bonne chose, toutefois nous pensons que l'apprentissage de la route doit débuter dès le plus jeune age et se poursuivre parallèlement à la scolarité. Pour cela il faudra que l'éducation nationale soit persuadée du bien fondé de la mesure et que les enseignants acceptent aussi de dispenser ce type d'éducation civique pour pouvoir épargner des vies. D'autres pays d'Europe ont déjà mis en place avec succès ce type d'éducation.

          Pour conclure, nous nous réjouissons de l'annonce de la fin des "permis blancs", qui étaient malheureusement devenus, pour certain, une nouvelle chance de tuer.

         Enfin il faudra que le Français comprenne que rien ne l'oblige à consommer de l'alcool puis à prendre le volant. Aussi la police et la justice (encore trop timide en la matière) ne doivent pas être tenus pour responsables, lorsqu'un chauffard se retrouvera au chômage suite à une condamnation où un retrait de permis de conduire.

         Chacun doit être conscient de ses responsabilités, celles des juges sont de mettre hors d'état de nuire ceux qui représentent un danger pour la société… et conduire avec un taux d'alcoolémie positif est inacceptable et dangereux.

        Pour autant nous restons vigilants et attendons avec impatiente l'application effective des mesures, qui nous espérons ne resteront pas à l'état de promesses…. affaire à suivre.  

EDITO  mois de novembre 2002

L'INSECURITE ROUTIERE DONT ON PARLE.

On ne peut nier que l'insécurité routière ne soit devenue un sujet de préoccupation de nos instances dirigeantes. Les médias s'en font très largement et quotidiennement l'écho.

Il semble qu'à la suite des Etats Généraux de la Sécurité Routière et de la volonté " d'action de rupture " du plus haut responsable de l'état, le problème de l'insécurité routière soit pris enfin au sérieux.

Certes il faut recentrer le débat et pour cela il ne faudrait pas croire que les Etats Généraux de la Sécurité Routière auront permis d'identifier les causes de cette Insécurité.

Elles le sont de longue date en tous cas pour nous association de lutte. Toutefois il est intéressant que les acteurs (associations, pouvoirs publics et dans une certaine mesure les constructeurs automobiles) aient pu de manière formelle " poser la première pierre " d'un édifice qui aurait du être construit depuis longtemps…

Quant aux trois questions prioritaires posées lors des Etats Généraux, à savoir :

- Comment respecter les règles ?

- Comment équiper les véhicules pour les rendre plus sûrs ?

- Comment renforcer la mobilisation des acteurs ?

Il apparaît que des mesures existent déjà dans certains domaines, notamment en ce qui concerne les règles et qu'en tout état de cause rien ne sert d'en établir des nouvelles alors qu'un début de solution pourrait voir le jour par un renforcement des moyens d'application, un allègement des procédures de contrôle et du traitement pénal des sanctions.

Ceci n'est qu'un exemple parmi tant d'autres aussi ne faudrait-il pas penser que toutes les solutions ne résident dans la répression. La prévention est aussi une voie qu'il faut absolument encourager. En ce qui concerne ces deux points en tout cas, la balle est dans le camp de l'état (intérieur, justice et éducation nationale ) qui doit non seulement " se sentir en première ligne " dixit le Premier Ministre, mais qui doit surtout y rester durablement.

En guise de conclusion du présent édito, on peut dire ou plutôt répéter que les remèdes pour soigner la France de l'insécurité routière sont multiples, certaines existes déjà, mais peut être faudrait-il augmenter les doses prescrites.

Quoiqu'il en soit le médicament miracle n'existe pas, c'est pour cela qu'il serait utopiste de croire à une guérison très rapide. Toutefois nous pensons qu'il est au moins possible d'éviter l'aggravation de la " maladie " à condition que l'ordonnance soit savamment dosée (une dose de prévention, une dose de sanction et … une grande dose de bonne volonté des usagers de la route ) et bien entendu que chacun ait à l'esprit qu'il peut être " contaminé " où bien qu'il peut " contaminer les autres à son tour ".

EDITO  du 10/08/2002

 Il ne faut pas se tromper de cible

A l'heure ou le nombre des tués sur les routes de France n'est pas à la baisse ( par exemple 75 morts dans l'Hérault de janvier à juin 2002 ) on est en droit d'être quelque peu étonné par la réaction épidermique du milieu viticole à l'encontre de la nouvelle campagne nationale de lutte contre l'alcool au volant.

Certes la viticulture est peu être en difficulté, mais que les viticulteurs se rassurent, ce n'est sûrement pas une campagne d'affichage de la sécurité routière qui va définitivement les mettre sur la paille.

Il n(y a donc pas lieu de polémiquer sur le sujet, sauf à vouloir occuper le devant de la scène…

De toute évidence il faut faire une analyse un peu plus fine de la situation tel qu'elle est en matière d'insécurité routière.

En premier lieu nous avons plus de 8000 tués sur les routes de France en 2001, et l'année 2002 s'annonce comme une copie conforme de l'année précédente.

Ensuite il y a une campagne nationale d'affichage de la sécurité routière ( organisme d'état dépendant du ministère des transports ) qui met en scène un pare-brise partiellement masqué par une étiquette de bouteille sur laquelle figure le mot "château". L'objectif de cette campagne visant à faire prendre conscience au public du danger que représente la conduite après l'absorption de boisson alcoolisée.

Or notre expérience dans le domaine de la sensibilisation et de la prévention de l'insécurité routière, nous permet de dire que ce n'est pas ce type d'affiche, ni aucun autre d'ailleurs, qui fera changer le comportement des conducteurs irresponsables.

Le message visuel de cette campagne ne sensibilise que les personnes qui sont déjà conscientes du réel danger que représente l'alcool au volant.

Par contre, pour ceux qui annoncent fièrement avoir pris une "cuite d'enfer" , "être rentré au radar" et "heureusement que la voiture connaît la route" etc. etc. ou bien ceux qui éclusent allègrement une bouteille de ce fameux breuvage de Bacchus à chaque repas (matin, midi et soir…hé oui cela existe!!! ) et qui prennent ensuite en toute insouciance le volant d'un véhicule nous pensons fermement que ce n'est pas l'affiche incriminée qui fera diminuer la consommation d'alcool de ce genre de personnage.

En tout état de cause, il n'est nullement dans nos objectifs de faire passer le message qu'il ne faut pas consommer d'alcool, bien que la consommation excessive entraîne un coût de 17,5 milliards d'euros par an ( selon l'agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé ) et se révèle être un réel problème de santé publique.

Pour autant nous répétons sans ambiguïté qu'il ne faut pas conduire lorsque l'on a bu de l'alcool ( rappelons qu'un tiers des accidents mortels est lié à une conduite en état d'imprégnation alcoolique).

Enfin et pour conclure, notre association luttant contre l'insécurité routière pense et agit en la faveur d'une communication beaucoup plus directe, en allant à la rencontre des jeunes ( dans les établissements scolaires et universitaires) et des moins jeunes ( dans les entreprises), afin d'établir un dialogue qui ne se veut pas moraliste, mais qui laisse à chacun identifier ses comportements à risques. Ainsi, les uns pourront adopter une attitude citoyenne ou bien pour les autres amorcerons un changement de comportemental.

Telle est notre façon de penser car il est certain que nous préférons agir avant que les drames ne se produisent, même si malheureusement nous sommes prêts à assurer le soutien et l'aide des victimes et de leurs familles.

Il n'y a donc pas lieu "de tirer sur l'ambulance".

 

EDITO  du 10/07/2002

Impossible de ne pas réagir très vivement, après la publication officielle du bilan des accidents de la route pour l'année 2001.

Nous ne pouvons que déplorer le triste record héraultais.

Une place de second, derrière le département des Bouches du Rhône, voilà un palmarès dont nous nous serions passé sans aucun regret.

- 179 morts et 2043 blessés pour l'année 2001, c'est inacceptable.

Déclarée Grande Cause Nationale en 2000, la sécurité routière, est pour nous, association luttant contre l'insécurité routière, une cause permanente. Comment ne pas penser que chaque citoyen ne puisse en faire de même.

Pourtant les chiffres et les analyses d'accidents le prouvent : trop peu de personnes ont un comportement responsable et civique.

La preuve, la vitesse et l'alcool arrivent de très loin en tête des causes d'accidents de la route.

De surcroît, cela ne doit pas faire oublier ces quelques scènes de la vie courante qui peuvent sembler anodines mais qui sont autant de situation à risques : téléphoner en conduisant ; les enfants en bas âge assis sur les genoux du passager avant d'un véhicule ; les conducteurs et passagers de cyclo qui ne jugent pas utile de coiffer ou d'attacher leur casque ; et la liste pourrait ainsi devenir extrêmement longue si nous devions relater toutes les infractions au code de la route.

L'ensemble de ces situations pouvant faire croire que la route est devenue un lien de non-droit où tout un chacun peut se laisser aller à transgresser les règles de sécurité et venir empiéter sur la parcelle de liberté d'autrui.

Au final on pourrait croire que les plus malchanceux sont ceux qui sont pris en flagrant délit par la police ou la gendarmerie.

Cette situation doit absolument cesser pour que tout le monde puisse circuler sur les routes, en toute sécurité et tranquillité, et ne puisse plus trembler quand un des nôtres est sur la route.

Forte de ce triste et douloureux constat, notre association va continuer à se faire entendre et à oeuvrer pour faire reculer l'insécurité routière.


association à la mémoire d'Olivier
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