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Synthèse d'une étude épidémiologique, publiée dans "LA REVUE DU PRATICIEN"
en date du 25 novembre 2002.
Auteurs de l'étude :Michel Reynaud, Patrick Le Breton, Bertrand Gilot, Françoise Vervaille, Bruno Falissard.
L'objectif de l'étude : "Faire prendre conscience du rôle essentiel de l'alcool dans les accidents mortels de la route"
Qualifiée de première étude détaillée, ce travail de recherche et d'analyse a pris en compte un échantillon de 500 000 accidents corporels dont 28 500 Mortels. Elle est le fruit d'un recensement exhaustif effectué sur une période de 4 années. (entre le 1er septembre 1995 et le 31 décembre 1999 - le 1er septembre 95 étant la date du passage du seuil d'alcoolémie au volant de 0,8 à 0,5 g/L)
Il ressort de cette étude les grandes données suivantes:
- Une alcoolémie supérieure à 0,5 g/L est constatée dans 30% des Accidents Mortels.
- Les accidents mettant en cause 1 seul véhicule représentent plus de 2/3 des accidents mortels la nuit (perte de contrôle).
Il y a 2 fois plus d'accidents mortels la nuit.
- Lors des accidents mortels de nuit une alcoolémie positive est décelée dans 61% des cas et dans 67% pour les nuits de Week-end.
- Plus encore, une alcoolémie positive est présente dans 87% des accidents survenus la nuit d'un week-end et ayant provoqués la mort de 3 personnes ou plus. Ainsi le risque d'accident mortel est multiplié par 50 les nuits de week-end.
- Dans le cas d'accidents mettant en cause un véhicule et un piéton, il a été démontré qu'un piéton sur trois avait une alcoolémie positive.
- La multiplication du risque durant les périodes de fin de semaine n'est pas à mettre sur le compte du moment (fait de rouler de nuit ou le week-end), elle est par contre imputable à ce que les auteurs de l'étude appellent "l'Alcoolémie Festive" devenue un phénomène social et culturel dans de nombreux pays occidentaux. Cette alcoolisation correspond à une prise ponctuelle et importante par des sujets qui ne sont pas "malades" par rapport à l'alcool (ni abus ni dépendance).
- L'étude fait aussi apparaître le fait que c'est l'alcool et non pas l'age des conducteurs qui est responsable des accidents mortels chez les jeunes.
- Il est démontré d'autre part, lors des accidents mortels survenus les nuits de week-end, que la différence d'implication des conducteurs hommes ou femmes, s'estompait.(51,5% des femmes et 73% des hommes avaient un test positif.)
- En conclusion, la surmortalité et la gravité des accidents sont directement provoquées par la diminution de la perception du risque qui est imputable à une alcoolémie supérieure à 0,5g/L. On retrouve ainsi l'éventail des effets que produits l'alcool sur l'organisme humain : altération des perceptions visuelles et des fonctions motrices, désinhibition comportementale, euphorie, sédation ou excitation motrice.)
association à la mémoire d'Olivier
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